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 Petite escapade en Sibérie - terre d'asile...

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Rachel
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MessageSujet: Petite escapade en Sibérie - terre d'asile...   Sam 9 Fév - 19:27

Suite de Home sweet Home

Iryké était maintenant en surface. Les belles plaines de la Sibérie étaient toujours les mêmes. Elles restaient toujours aussi d'un blanc immaculée, toujours aussi sauvages, toujours aussi belles. D'instinct ses pas la conduisirent sur son ancien campement avec Ondine. Là ou pendant un temps elle devait faire au matin l'aller et retour à pied pour avoir de la nourriture. Le petit village n'était qu'à 10 kilomètres. Il n'y avait personnes aux alentour et encore moins de gros nounours blancs. Pourquoi était elle venue ici. En ces lieux reculés qui menaient par un tourbillon aux fin fonds de l'arctique à son propre pilier. Des réponses elle en voulait, il n'y avait aucun doute. La Sibérie était aussi son deuxième chez soit. Restant muette devant se vent qui faisait voler ses cheveux elle décida de se mettre en marche afin de voir si le village existait encore. Pendant sa marche le même visage revenait toujours en surfacez celui d'Isaak. il est vrai qu'il avait été égal à lui même quand elle l'avait rencontré pour la première fois. mais dès son écaille de mise, ce n'était plus pareil. Elle comprenait pourquoi il portait ce masque de verre constamment. Mais voilà, Isaak n'était plus et c'est une chose qu'elle n'arrivait pas encore à ce mettre en tête tout comme c'est autres compagnons. Pourquoi s'être sacrifié pour laisser un passage à moitié ouvert si tout le monde était mort. Pourquoi aussi son dieu avait décidé et usé de toute ses stratégies pour la faire revenir par dans le monde des morts. Combien de temps avait elle été absente. Longtemps, très longtemps à son avis car l'état du sanctuaire à son réveil était bel et bien une vision de cauchemar alors qu'après son entrevue avec Poséidon, l'empire avait bel et bien reprit sa forme d'origine et encore plus resplendissante que dans ses souvenirs. Elle ne savait pas si elle allait rencontré quelqu'un ou pas. C'était advienne que pourra...
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Aquarius No Camus
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MessageSujet: Re: Petite escapade en Sibérie - terre d'asile...   Mer 13 Fév - 22:20

Un an... Oui, cela devait bien faire plus d'une année entière que Camus ne s'était plus rendu en Sibérie. En réalité, la dernière fois que l'on avait pu l'y trouver physiquement, c'était lorsqu'il avait formé les jeunes Hyoga et Isaak. Le premier devenu chevalier d'Athéna placé sous la constellation du cygne. Le deuxième, quand à lui, aux apparences plus vaillantes et courageuses, avait trouvé une sorte de mort avant de venir servir le dieu des mers sous les traits du puissant général de glace... Le Kraken. Ainsi, il y avait eu une formation, deux apprentis et des souvenirs profonds et ancrés dans le coeur de l'ancien chevalier d'or du Verseau et, ce, pour l'éternité. Il savait pertinemment que, un jour où l'autre, son âme irait se reposer en compagnie de ses deux compagnons qui avaient tellement appris de lui et qui, de plus, avaient eu toujours un profond respect pour leur maître. Le maître de l'eau et de la glace, le chevalier du froid ultime...

Maintenant, Camus était toujours une légende et un mentor pour tout chevalier avide de maîtriser la glace sous tous ses aspects. Mais il n'était plus devenu qu'un surpli. Une espèce de pantin qui obéissait aveuglement aux ordres du seigneur de la mort, l'ennemi juré de la race humaine. Hadès.
Tout du moins, c'est ce qu'il laissait croire car, depuis sa réincarnation, cet ex chevalier d'or savait à quoi s'en tenir. Il servirait l'empereur des ténèbres en apparence mais servirait toujours secrètement Athéna. La Justice ancrait son âme et, quel que soit le résultat du jugement divin dont il avait été la victime, cela ne changerait jamais rien. Maintenant, il se devait simplement de préserver des apparences trompeuses pour aider celle à qui il avait juré fidélité il y a bien longtemps et, ce, quelque soit les épreuves ou le chemin qu'il devrait accomplir.

Sa chevelure bleutée se laissait caresser par le vent de ces plaines glaciales. Son regard aussi perçant que le cristal venait se poser sur chaque centimètre de neige et de glace qui se dressait devant lui. Bien qu'il ne souriait pas, son âme se sentait enfin renaître, enfin être soulagé, comme si cet instant s'était fait désiré depuis trop longtemps. Tout comme Hyoga, son ancien élève, le maitre aimait beaucoup se retrouver en ces lieux même s'il n'en n'avait que rarement l'occasion. Il se remémorait la formation de ses anciens élèves et, surtout, il se rappelait sa formation à lui. Il est vrai que l'on parle très rarement du passé de Camus, voir jamais mais, pourtant, il en avait un lui aussi. Un passé d'épreuves, de douleurs et de souffrances. Le fait qu'il puise sa force dans un stoïcisme constant était survenu suite aux évènements qu'il avait du traverser. Après tout, Hyoga n'avait pas été le seul à devoir affronter la douloureuse passe qui consistait à devoir affronter son maitre. Cela avait le cas de l'ancien chevalier d'or également. Un maitre qui l'avait poussé à le tuer pour prouver sa valeur ainsi que son courage et sa détermination. Depuis ce jour, Camus était alors apparu comme un être qui n'avait plus aucun sentiment. Excepté lorsqu'il enferma son disciple dans un cercueil de glace et qu'il le retrouva plus tard au sanctuaire et devant le mur des lamentations.

Oh oui, que de souvenirs que la simple vision d'une poudreuse qui crissait sombrement sous ses pas ténébreux. Camus avançait, familier de cette région à travers laquelle il pouvait se repérer sans aucun problème. La manière dont s'étalait la neige, le sens dans lequel soufflait le vent. De simples indications qui auraient pu permettre au chevalier des glaces de se repérer sans aucun soucis, les yeux fermés. Mais, alors qu'il avait entrepris un petit pélerinnage, il croisa bien rapidement la route d'une demoiselle qui, tout comme lui, semblait assez familière de ces contrées glacées et désertiques. Qui était-elle? Que faisait-elle là? Des réponses auxquelles il aurait une réponse bien rapidement. Vêtu de son surpli du Verseau, l'ancien chevalier d'or s'était arrêté, se posant ainsi sur la trajectoire de l'inconnue afin que cette dernière prenne attention au visiteur qui lui faisait face et, surtout, qu'elle vienne se présenter à lui.

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MessageSujet: Re: Petite escapade en Sibérie - terre d'asile...   Jeu 14 Fév - 1:05

Iryké marchait tranquillement vers le village. Pendant ce temps, elle pensait au trajet qui n’était plus aussi long que dans ses souvenirs mais pendant toute sa marche elle se souvenait de son entraînement avec Ondine, à elle-même et à ce magnifique territoire qui appartenait alors au Saint jadis. Ce territoire qui avait été aussi Ase et réciproquement Ase et Saint. Il y avait des attributs qui faisait que... Pourtant dans l’histoire les ases étaient une garde avancé de Poséidon sur la terre ferme et pour une certaine raison qu’elle ne pouvait expliquer, il y avait un dur divorce. Comme l’on dirait maintenant une dure loi de libération et d’autonomie. Les Ases étaient devenus un peuple libre gouverner par Odin et sa prêtresse au tant de son vivant.

Sa rencontre avec Hagen et surtout Siegfried faisait qu’elle se sentait en symbiose avec eux. Elle n’eut jamais de réponse à cela. Tout cela était bien évidemment enfouit dans les souvenirs d’une généalogie qu’elle ne pouvait elle-même ne pas se souvenir. Mémoire effacé de son propre ange gardien si on peut le dire ainsi.

Cependant, Ondine et Isaak étaient là. Isaak qui avait montré son propre visage quand elle était qu’une mortelle sans trop d’importance. Isaak qui; dès son ancienne écaille de mise et sous ses ordres avait bel et bien décidé de la mâter. Mais malgré les coups, elle ne dériva pas de ce qu’elle était et encore moins entre deux visages. Isaak l’homme et Isaak le général. Elle vénérait le général et l’homme enfin de compte… elle était attirée simplement par lui mais ne révella jamais ces propres sentiments. Pourquoi ce malaise? Alors qu’un visage brûler lui revenait en tête sans cesse. Qui était ce fantôme ? Elle connaissait son nom, mais impossible d’en savoir plus.

Tandis qu’elle marchait, elle sentit le cosmos d’une personne. Qui pouvait se trouver ici ? Elle ne savait même pas à qui la Sibérie appartenait. Mais en toute logique chez Iryké, le retour aux sources, il le fallait.

Oui Iryké aimait la Sibérie. Iryké aimait aussi l’Océan Arctique. Elle se souvint alors de sa première mission de reconnaissance. Cela la faisait rire sur le coups quand elle avait dit à son maître d’arme : « Ondine, un jour… Notre général sera fier de nous quand la Sibérie appartiendra à Poséidon. »
Quoi de plus normal quand on sait qu’il avait été un ancien élève de la chevalerie d’Athéna et qu’il avait ensuite disparu, laissant Isaak pour mort.

Iryké savait qui était l’autre élève et elle savait aussi son maître malheureusement sa vie avait vraiment été courte et jamais elle ne put les croiser ou bien les connaître.

Les temps avaient changé. Sa vision d’esprit, elle aussi avait changé. Sous un corps de jeune femme de 19 ans bientôt. On pouvait lui en rajouté cinq ans de plus véritablement mais personne à part Poséidon le savait.

Ce n’était pas discutable pourtant une chose avait changé chez Iryké c’était la mort elle-même.
Elle avança alors vers l’individu, elle ne portait toujours pas d’armure. Oui son écaille était un bien grand secret d’apparition, même pour elle car bien avant c’était ainsi. Pourquoi, elle ne le savait pas elle même. Beaucoup, beaucoup trop de questions pour une simple marina au rang de commandant.

Voilà aussi la différence d’avant, elle s’intéressait trop à elle et maintenant elle l’occultait presque laissant toute cette besogne au lendemain comme on le dit. Son intérêt était Poséidon, sa gloire et aussi sans se l’avouer le futur Général du Kraken.

Pendant sa marche, elle reconnut l’armure des spectres, horrifiée d’abord, elle prit son courage à deux mains sans rien montrer de ce qu’elle ressentait. C’était l’une des nouvelles capacités qu’elle avait apprise. Iryké était toujours recouverte dans le sens littéral d’un masque de verre recouvrant ses émotions.
C’est ainsi que devant l’homme aux cheveux long bleu océan et d’un regard sans émotion, elle restait de marbre. Les propres yeux d’Iryké qui étaient d’un bleu inexplicable étaient tels à une poupée de porcelaine, c'est-à-dire d’un bleu arctique ou la propre aurore boréale pouvait se mélanger à ses propres yeux bleus d’origine.
Cependant sa curiosité était elle, que son caractère repris du dessus revoyant devant elle ; son ancienne vie…. Des surplis et la personne qui lui donna la mort.
Un air dur et engagé en proie à une vengeance inexplicable lui monta directement aux tripes.
Systématiquement, elle se mit en défense contre l’inconnu ne prenant même pas la peine de se présenter.
Non, aucun surplis d’Hadès n’avait le droit de poser le pied sur le seul endroit terrestre qui lui était cher. Aucun suppôt du monarque diabolique, n’avait le droit de souiller cette terre qui était riche en souvenir, d’elle-même mais aussi à tous ceux qui par le passé avait vécut et sacrifié sa vie pour tel et tel raison. Sans les connaître elle pensa aux légendaires Camus et Hyoga qu’elle avait tant et tant entendu parler par Ondine et son cher général bien aimé.

Le silence fut long, elle ne quittait pas l’être en face d’elle, cependant lentement, elle ouvrit ses lèvres pour articuler d’une voix vive, dur, glacial et cristalline.


- Qui êtes vous ? Veuillez décliner votre identité de piètre pantin de votre dieu des enfers !

Oui Iryké se souvenait de sa mort, elle savait qui lui avait donné. Elle se souvenait de ses dernières paroles envers son frère d’armes. Et aussi de ses dernières pensées.
Elle était partie le sourire aux bords des lèvres pour une meilleure vie qui bien après des années, Poséidon l’avait arrachée et de plus est avec mal. (Pauvre Popo)

Elle regarda toujours l‘inconnu droit dans les yeux sans bouger d’un cil…
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Aquarius No Camus
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MessageSujet: Re: Petite escapade en Sibérie - terre d'asile...   Jeu 14 Fév - 2:17

Une marinas, un passé...
Un spectre, un déshonoré...

A travers le désert sibérien, deux élus de la glace s'étaient rencontrés, soit par hasard, soit par signe du destin. Deux regards bleutés étrangement s'échangèrent et un silence se mit à régner. L'interrogation était présente. Quelle ironie pour cette jeune demoiselle de ne pas savoir que l'être qui se tenait devant elle était l'un des chevaliers qu'elle avait le plus vénéré et souhaité rencontrer. De son côté, Camus en arrivait à ignorer que ladite demoiselle était l'élève et celle qui avait aimé Isaak, l'un de ses fidèles apprentis. En même temps, cela permettrait ainsi un choc, une rencontre forte qui ne pourrait s'oublier à travers les âges. Mais peut-être que cette rencontre se fit plus tard qu'elle ne l'aurait du. Effectivement, la vie de Camus s'était achevé bien trop vite et, depuis quelques années, il n'était plus le grand chevalier d'or qu'il avait été d'antan. Tout du moins, en apparence.

Être face à elle lui remémora sa première arrivée sur les contrées sibériennes, lorsqu'il fit connaissance de l'ancienne chevalière du Verseau. Une femme douce, délicate et pourtant ferme. Elle arborait toujours deux visages. L'un était spécialement conçu pour sa fonction, avait un côté assez spectaculaire. L'autre, dans l'intimité, était le visage d'une femme douce, aimante et dont le coeur et la générosité étaient des plus débordante.
Maître Kaelia...


--- Flash Back ---

Camus avait à peine une dizaine d'années. Il avait été guidé jusqu'au coeur de ses contrées glacées par son instinct et l'esprit d'une jeune femme qui lui était apparue en songe. Cette dernière avait submergé son esprit, le jeune garçon passant son temps à rêver d'elle, à se sentir seul sans être à ses côtés. A un point tel qu'il avait décidé de son chef de quitter le confort et le luxe qu'il avait dans sa demeure familiale, au coeur de la France, pour venir dans une région froide, glaciale et totalement aride.

"Tu dois être Camus, n'est ce pas?... Je t'ai longtemps attendu..."

La jeune femme était venue accueillir le jeune homme. Elle ressemblait beaucoup à Iryké. Une chevelure douce et chatoyante qui venait faire ressortir un regard bleu azur qui en était pratiquement troublant pour le nouvel élève de la chevalerie d'Athéna.

"Euh... Oui... Je... J'avais hâte aussi madame..."

Avait alors répondu le petit Camus, son regard innocent et un peu perdu fixant tendrement celui de son interlocutrice. Il était très différent de maintenant. On pouvait lire de l'embarras et de la peur sur son visage. Mais fort heureusement, la demoiselle ne voulait en aucun cas embarrasser le jeune bambin.

"Ne sois pas si timide et je m'appelle Kaelia. Tu peux m'appeler par mon prénom ou maitre, c'est comme tu veux. Mais évite toujours de m'appeler madame, j'ai horreur de cela."

Elle souriait et avait le contact facile à première vue. D'un premier coup d'oeil, tout du moins dans ces circonstances, l'on ne pouvait imaginer qu'elle était la descendante d'une lignée de chevalier unique, aussi froid que la glace et aussi puissant que le souffle glacial de la Sibérie.

"D'accord maitre."

Rétorqua-t-il de sa douce voix fluette, un petit regard perplexe face à son maitre, ce que ne manqua pas de remarquer aussitôt ce dernier.

"Qu'il y a-t-il Camus? Quelque chose ne va pas?"

"Et bien, sans vouloir vous manquer de respect mada... Maitre. Vous n'avez pas l'air si puissante comme je l'ai ressenti dans mes rêves."

Elle sourit à nouveau, venant face à son nouveau disciple pour s'agenouiller et poser une main sur l'épaule de l'apprenti.

"La première leçon que tu devras apprendre, c'est qu'il ne faut jamais se fier aux apparences. Elles sont souvent trompeuses, surtout chez les chevaliers. Qui plus est, l'art des chevaliers de glace est justement de se montrer insondable, afin que l'on ne puisse jamais lire en nous ou déterminer qui l'on est réellement. Tu comprends?"

Camus ferma les yeux, presque honteux d'avoir parlé comme ça à son maitre, sur l'amusement de ce dernier.

"Ne t'en fait pas, avec le temps et la pratique, tu comprendras..."

--- Fin Flash Back ---

Oui, ne jamais se fier aux apparences. La personne qui était face au surplis du Verseau semblait être une personne parmi tant d'autres, inoffensives et, en quelque sorte, inintéressante sur le plan de la chevalerie. Pourtant, était-ce volontairement qu'elle voulait cacher cela ou non? Mais en tout cas, Camus décela une fine trace de cosmo-énergie qui lui sembla presque familier, comme si elle reflétait le cosmos d'un être qui avait été proche de lui, un homme qui avait vécu à ses côtés et partagé son enseignement. Tout du moins, ce n'était qu'une impression et Camus ne voulait pas tirer de conclusions hâtives. Il était beaucoup trop réfléchi et 'sage' pour cela. Ainsi, lorsque la jeune femme se déclara, il prit au moins la politesse de l'écouter et, surtout, de lui répondre. C'est comme si une force le poussait à se présenter tel qu'il était, bien que ladite demoiselle paraissait haineuse envers l'armure spectrale qu'il portait. Mais comme le disait son défunt maitre, il ne fallait jamais se fier aux apparences, surtout venant d'un guerrier du froid.

Bon, d'accord, quand on voyait un surplis, l'on se disait tout de suite : Attention, un spectre, il est méchant, il faut l'anéantir au plus vite. Non, tout n'était pas aussi simple. Le bien et le mal était présent dans tous les camps. Que l'on regard chez Hadès ou chez Athéna, certains servaient la véritable Justice, d'autres servaient simplement la guerre et la puissance. Mais bon, peut-être que cette demoiselle ne pouvait comprendre cette nuance ou que, une fois l'identité de son interlocuteur révélée, elle se ferait plus clémente face à cet homme en surplis.


"Piètre pantin? Sache qu'un maitre du froid, qu'il fasse partie des spectres, des chevaliers d'or ou des généraux des sept mers n'est jamais un pantin."

Il la tutoyait, comme s'il parlait à une élève jeune et égarée en ces nouveaux temps de guerres.

"Je suis un surplis d'Hadès, anciennement chevalier d'or au service d'Athéna. Je me nomme Camus du Verseau..."

Avait-il rajouté après un petit silence au cours duquel il s'était figé, les bras le long du corps, sa tête se baissant et son regard se refermant sur lui-même, seul sa chevelure continuant à se laisser bercée par le vent.

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MessageSujet: Re: Petite escapade en Sibérie - terre d'asile...   Jeu 14 Fév - 19:51

Iryké le regarda attentivement, son regard était inébranlable. Certes elle n’aimait pas les spectres en général, à part une personne qu’elle avait connu il y a bien longtemps. Il avait été le seul à montrer sa véritable identité lors d’une soirée d’été. Son surplis n’était qu’un uniforme pour lui et elle se souvint de ses mots et de son calme face à la haine qu’elle ressentait. Tout comme maintenant, devant ce guerrier. Son visage était comme un masque de verre ou tout sentiment était insondable. Cependant il lui répondit d’un ton calme et serein.

"Piètre pantin? Sache qu'un maître du froid, qu'il fasse partie des spectres, des chevaliers d'or ou des généraux des sept mers n'est jamais un pantin."

Rien ne montrait sur le regard d’Iryké que ses phrases la choquèrent. Elle savait réfléchir quand ses émotions ne la submerger pas un peu trop. Elle était venue ici pour trouver un peu de sa vie passée, de se souvenir d’êtres chers qui n’étaient plus, bref de se recueillir. Les mots «Maître du froid » lui faisait une drôle d’impression. Non ce n’était pas possible était il celui qu’elle pensait ? Ondine lui avait souvent parlé de Hyoga et Camus, co-apprenti et Maître d’Isaak. Iryké savait aussi que le maître de son général avait perdu la vie lors de la grande bataille du sanctuaire et voilà qu’il se présentait à elle.

"Je suis un surplis d'Hadès, anciennement chevalier d'or au service d'Athéna. Je me nomme Camus du Verseau..."

« Camus du Verseau » Ce nom résonna dans sa tête comme un écho. Le visage d’Iryké changea, elle n’arrivait pas à le croire. La surprise était trop grande. Elle qui avait toujours voulu rencontrer ce grand homme, le voilà devant elle ; devant elle avec un surplis. Elle le regarda tel un apprenti pris en faute. Gêner par ses mots mais comment pouvait elle savoir qu’il était de retour et qu’il était sous les ordres d’Hadès. Il y avait des trous, des zones d'ombres dans sa mémoire.

De par la hiérarchie, il est son maître, tout ce qu’elle sait vient de lui à l’origine. Elle décida alors de lui répondre sans agressivité et montrant ainsi un respect profond du aussi à son rang.


- Non, maître, aucun maître du froid n’est un pantin. Je suis Iryké commandant de l’épaulard et j’ai servi loyalement votre ancien apprenti le général Isaak du Kraken.

Une petite note de tristesse au nom d'Isaak avait résonné dans son ton cristallin. C’était aussi sa façon de s’excuser à elle, tandis qu’il abaissa son regard, fermant les yeux, la légère brise qui faisait voler ses cheveux, faisait voler aussi la courte chevelure d’Iryké et de sa longue robe bleu. Des questions lui martelèrent le cerveau pendant ce silence et elle décida de le rompre.

- Maître Camus, que cherchez vous ici ? Qu’êtes vous venu trouver ? Je suis désolée de vous posez tant de questions mais pourquoi êtes vous sous les ordres d’Hadès ?

Iryké avait besoin de réponse, elle avait été trop longtemps absente, il n’y avait personne qui pouvait lui répondre. Poséidon l’avait arraché de là où elle se trouvait mais elle n’avait pas eu d’explication sur son geste à part une vie trop courte, une mort prématurée. Demander à un dieu pourquoi il a fait tel ou tel acte ce serait presque une injure. Contre-dire Poséidon n’était pas dans son intérêt car elle savait très bien ses énormes colères qui pouvaient tout détruire.

La seule personne envers qui elle pouvait avoir des réponses à tant de questions étaient bel et bien lui. Elle s’approcha alors de Camus sans rien craindre. Son instinct ne se trompait pas à ce moment.
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MessageSujet: Re: Petite escapade en Sibérie - terre d'asile...   Lun 18 Fév - 18:20

Comme tout ceci était étrange.

La réaction de la jeune demoiselle fut à la fois étonnante et dés plus naturelle pour notre cher maître des glaces. Il savait pertinemment que la personne en face de lui n’était pas un être banal, cela se ressentait trop, ne fut ce que par la fine lueur de cosmos que le corps de cette dernière pouvait dégager. Mais mis à part cela, lorsqu’elle se laissa aller subtilement au gré de la surprise, il cru détecter cette énergie si familière qui avait bercé quelques années de sa vie avant de s’éteindre subitement. Une aura à la fois douce et violente, fière, forte et déterminée qui ne ressemblait en aucun cas à la cosmo-énergie de Hyoga ou à celle de celle qui fut son maître par le passé. Non, ce cosmos était emprunt de la marque d’une seule personne. Oui, cela devenait plus clair au moment où la demoiselle allait prendre la parole pour se présenter. C’est comme si elle n’en n’avait pas besoin. Il pouvait détecter quelle était son allégeance et de par qui elle avait été formée… Oui… Cet apprenti… Son défunt apprenti, mort alors qu’il était vivant… Un rescapé des flots qui avait décidé de vouer sa vie à une fausse justice avant d’ouvrir les yeux à l’instant fatal…

Bien qu’il ne marqua aucun sentiment quelconque, son cœur fut pris d’un pincement saisissant qui vint résonner en une sorte de cri de douleur dans son esprit. Isaak… Général du Kraken…


*Isaak…*

Murmura-t-il dans son esprit alors que de nouvelles images apparurent devant ses yeux. Des images du passé lorsqu’il fit la rencontre du jeune homme. En réalité, Camus avait trouvé Isaak au cœur même des contrées glacées de Sibérie alors qu’il était encore tout jeune. Etait-ce par pitié ou par bonté d’âme ? Le chevalier des glaces recueilli alors le petit garçon pour en faire son disciple, son élève et, peut-être, inconsciemment, son fils !
Oui, sous diverses apparences, Camus vouait beaucoup d’affection à Isaak, si pas plus qu’il n’en n’avait pour Hyoga. Le jeune élève avait adopté Camus et Hyoga comme membre de sa famille et se voulait un disciple parfait en tout point. Droit, courageux et déterminé, il savait ce qu’il voulait et de quelle manière il voulait diriger sa vie. Il n’était pas mu de cette sensibilité et de cette faiblesse qui était présente dans le corps de Hyoga lors de son arrivée en Sibérie et qui, d’une autre manière, avait également touché l’âme de glace du chevalier du Verseau.


*Isaak… Mon ami… Mon élève… Tu as disparu en faisant ton devoir. La première fois en servant une noble cause et, la deuxième fois, en tentant d’ôter la vie de la personne que tu avais sauvé de tes mains. Au cours de ces deux évènements, je n’ai pu être à tes côtés pour la bonne et simple raison que l’homme, et plus particulièrement le chevalier, doit obéir à son destin et traverser les épreuves seul pour devenir digne d’être un représentant de la Justice. Je ne pouvais penser que le sauvetage de Hyoga t’aurais conduit dans le sanctuaire sous-marin et, surtout, même moi je n’aurais pu imaginer qu’un jour, tu tenterais de renier la véritable Justice. Dommage que ton erreur t’es apparue au moment de ta mort. Puisse ton âme reposer en paix pour l’éternité mon ami.*

Alors que celle qui se faisait appelée Iryké avait affiché une petite touche de tristesse en évoquant le nom de son défunt maître, Camus, lui, avait adressé ce message honorable et empli de respect en fermant simplement les yeux, sans montrer aucun signe de compassion ou, également, de tristesse. C’était un peu comme si Isaak n’avait jamais été son disciple, que sa mort le laissait totalement indifférent et, finalement, que cette Iryké ne représentait rien d’autre à ses yeux qu’un marinas comme tous les autres… Même si au fond de lui, ce n’était pas vraiment le cas. Car, si l’on y réfléchis bien, le fait qu’elle fut l’apprenti de son élève signifiait que l’âme d’Isaak et la flamme qui berçait son cœur sommeillait en elle. Elle était l’héritière de ce général marin tout comme Hyoga était l’héritier de Camus à sa façon.

Le vent se levait… Un ciel bleu clair laissa tout de même venir tomber quelques flocons surgissant de manière anormale sur le désert sibérien… Etait-ce un phénomène naturel ou bien les remerciement d’un défunt envers son maître pour lui avoir avouer enfin ce qui séjournait tout au creux de son cœur ?
Nul ne pouvait le savoir…
Sa chevelure bleuté se laissant doucement caresser par le vent, Camus ouvrit alors simplement les yeux une nouvelle fois pour les poser avec une certaine délicatesse dans ceux du commandant de l’épaulard…


« L’homme ne sait jamais ce qu’il cherche… En tant que chevalier, l’on peut prétendre rechercher le pouvoir, la puissance, la loyauté et la reconnaissance de son dieu ou encore une certaine justice… Néanmoins, toutes ces notions changent de manière imprévues au fils des jours et des évènements que nous sommes amenés à affronter… »

Se mit alors à répondre le saint de glace en gardant son regard éternellement posé sur celui de la demoiselle.

« Ce que je cherche donc, je ne peux y répondre et je n’en n’ai pas le devoir. Il en va de même pour ce que j’aurais pu espérer trouver en revenant sur ces terres desquelles je me suis éloigné trop longtemps. »

Il ferma alors les yeux, venant doucement baissé sa tête sur la gauche comme pour fixer le sol mais, toujours, les yeux refermés. Il affichait alors l’apparence d’un homme honteux, qui avait échoué et qui ne pouvait se faire pardonner d’aucune façon connue dans ce monde. Paradoxalement, l’on ne discernait qu’un être fermant les yeux et baissant le visage sans aucun signe particulier. Voilà ce que pouvait alors clairement discerner la jeune commandant : qu’elle était face au maître des glaces, le chevalier sans cœur qui enfermait en lui bons nombres de ressentiments.

« Quand à mon allégeance envers Hadès, elle fut décidée par les cieux, par le Destin. Néanmoins, le cœur d’un homme reste toujours fidèle à ses premiers serments. Voilà pourquoi ton maître n’était pas un serviteur de Poséidon comme les autres. Car malgré les évènements de son passé, son cœur s’était tourné vers la véritable Justice et ce fut elle qui le libéra de son fardeau et la lava de son pêché au moment fatal. »

Il laissa alors un petit silence s’installer avant de venir de conclure d’une voix un tout petit peu plus légère…

« Tout comme lui, je vis la même épreuve actuellement. Qu’importe le Dieu que je puisse servir, mes serments ont été réalisé et je sais vers quelle cause mon âme sera à jamais tournée. »

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MessageSujet: Re: Petite escapade en Sibérie - terre d'asile...   Mer 20 Fév - 13:46

Bien que d’instinct, Iryké savait qu’elle était une marina, son passé lui était presque totalement inconnu. Elle savait à qui elle devait la vie, il y a des années auparavant ainsi qu’une voix lointaine lui disait que « son destin commencer maintenant. » U paysage inconnu mais tellement naturel lui apparaissait en flash. Iryké ne montrait pas son amnésie, elle n’aimait pas la pitié et encore moins la compassion. Elle était forte et fière, c’était sa seule force. Elle savait pour qui elle devait vivre et mourir, il n’y avait aucun doute là dessus. Tant que sa propre valeur de justice était accomplie, c’était ce qu’il comptait et sa justice se guidait par les enseignements d’Ondine et d’Isaak.

A l’annonce de la mort d’Isaak, le chevalier ferma les yeux, elle n’hallucina pas devant se regard si froid et fermer, mais cette impression de déjà vu l’embarrasser. Iryké était mal à l’aise. Comment se faisait il ? Les sentiments étaient toujours pareil chez elle. Elle se souvint alors d’un bref souvenir dans une rue d’Athènes. Ca n’avait rien ç voir avec Isaak mais avec une autre personne qui avait trahi son empire et qui voulait sa perte. Pourtant quand elle l’avait revu, un semblant de haine cacher bel et bien ses réels sentiments et sa vie avait basculé. Choix impossible, destin tragique ou seul la mort était au rendez vous pour le deux jeunes gens. Ce fut le cas dans l’espace d’un mois. Un châtiment pour l’un et pour l’autre la sauvegarde et la protection de l’empire.

Le vent se levait ; Iryké regarda alors le ciel, l’un du rare ciel bleu dans cette contrée hostile à l’homme. Quelques flocons commencèrent à tomber. Elle ferma alors les yeux profitant de cette seconde nature. *La neige*, c’était une pensée bien profonde faisant apparaître de nouveau Son masque de verre. Son visage devint à nouveau impassible, sans émotion.
Son regard se posa de nouveau sur Camus qui l’a regardait avec délicatesse tout en lui répondant.


« L’homme ne sait jamais ce qu’il cherche… En tant que chevalier, l’on peut prétendre rechercher le pouvoir, la puissance, la loyauté et la reconnaissance de son dieu ou encore une certaine justice… Néanmoins, toutes ces notions changent de manière imprévues au fils des jours et des évènements que nous sommes amenés à affronter… »

« Ce que je cherche donc, je ne peux y répondre et je n’en n’ai pas le devoir. Il en va de même pour ce que j’aurais pu espérer trouver en revenant sur ces terres desquelles je me suis éloigné trop longtemps. »


Après avoir entendu les paroles de Camus, Iryké lui répondu sagement et d’une voix d’une pureté claire comme un cristal.

- Je ne cherche ni le pouvoir, ni la puissance à quoi cela me servira t’il. Par contre la loyauté envers mon dieu, je l’ai toujours eut. Je respecte bien évidemment ceux qui m’ont fait grandir dans ce monde de brute et c’est en leur mémoire que je vis. Je n’attends pas la reconnaissance de Poséidon, je suis là pour le servir.

Néanmoins, je suis d’accord avec vous, les notions changent de manières imprévues. Je suis revenue, mes frères sont morts, Isaak n’est plus et tout ce que l’on m’a enseigné et maintenant applicable.

Par contre, n’oublier pas qui vous étiez, ne reniez pas votre vie passée sous prétexte que vous étiez un chevalier. Que se soit une armure d’Athéna ou un surplis d’Hadès, il y a toujours u être humain. Les choses inexplicables ont toujours une réponse. Elles arrivent sur le tard. Je suis revenue ici car c’est là que ma vie de marina a commencé.


Iryké regarda Camus fermant alors les yeux, abaissant son visage. Froid comme de la glace, Même si elle pouvait voir de ses yeux une attitude normal chez un maître de froid. Son instinct lui voyait autre chose. Elle-même était ainsi. Les apparences étaient toujours trompeuses. Combien de fois, elle avait pu voir Ondine et Isaak avec cet air de marbre. Combien de fois avait elle eut ce même signe distinctif. Il lui répondit alors à sa dernière question.

« Quand à mon allégeance envers Hadès, elle fut décidée par les cieux, par le Destin. Néanmoins, le cœur d’un homme reste toujours fidèle à ses premiers serments. Voilà pourquoi ton maître n’était pas un serviteur de Poséidon comme les autres. Car malgré les évènements de son passé, son cœur s’était tourné vers la véritable Justice et ce fut elle qui le libéra de son fardeau et la lava de son pêché au moment fatal. »

« Tout comme lui, je vis la même épreuve actuellement. Qu’importe le Dieu que je puisse servir, mes serments ont été réalisé et je sais vers quelle cause mon âme sera à jamais tournée. »


Le destin… Le destin lui avait bien réservé des surprises. Une vie nouvelle avec en mémoire sa vie de marinas et rien d’autres avant. Isaak a toujours été à part des autres généraux des mers. A la fois implacable, intraitable. Il avait reprit la formation du commandant d’une écaille qui n’existe plus car il avait foie en elle et il savait qu’il pouvait réussir. Elle avait aussi connut un autre visage que très peut de personne connaissait. Oui Isaak était un serviteur pas comme les autres. L’arrogance de Bian, le faux visage de Io cachant lui-même qui il était, la sournoiserie de Kassa, la sagesse de Krishna, l’imposture de Kanon qui était avide de pouvoir et l’intelligence, la loyauté de Sorrente. Oui, Isaak se démarquait à sa façon. Mais elle ne l’avait pas vu périr. Son chagrin qu’elle ne montrait pas était énorme. Comment aurait elle réagit si elle aurait été encore en vie à ce moment là. ? Son regard se posa de nouveau sur Camus

- Isaak a toujours été juste, même s’il s’est fourvoyé, je ne regrette pas de l’avoir connu, Il est mort l’esprit libre tout comme moi. Il est parti la paix dans l’âme.
Pour ma part maître, je servirai toujours Poséidon car il est l’unique dieu en qui j’ai porté allégeance. Tout comme vous pour Athéna. Pourrai je dire que je vous plaint ? Oui certainement car j’ai le sentiment d’avoir connu ce que vous vivez.


A peine avait elle fini de dire sa phrase, qu’elle ressentit, l’arrivée d’une personne au sanctuaire. Ca par contre, ça ne changeait pas. Les marinas étaient tous liées et il pouvait ressentir facilement l’explosion d’un cosmos, ou la renaissance de celui-ci. Celui là était double, il n’y avait qu’une personne qui l’avait dans l’empire. Un être maudit par le fléau du léviathan. Elle l’avait ressentit lors de son combat fatal. Elle ne montrait rien physiquement et le chevalier ne pouvait pas vraiment lire dans ses pensées.

Le petit silence qu’elle avait créé s’interrompit de nouveau.


- Je ne décide pas des alliances inter dieux. Ennemi ou allié, nos chemins se croiseront certainement. Je serai fière et digne de vous montrez tout ce qu’Isaak m’a appris car tout vient de vous. Sachez, qu’il a toujours pensé à vous, il ne vous a jamais oublié. Tout comme moi, je ne l’oublierai jamais.

Le maître et l’héritière se faisaient maintenant face par les petites rafales de vent qui devenaient de plus en plus forte. A ce moment le cosmos d’une couleur aurore boréale grandissait afin que l’armure du commandant se déposa sur elle et recouvrait maintenant sa robe.

- Je vais devoir prendre congé, le blizzard se lève, j’ai trouvé ce que je cherchais…
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MessageSujet: Re: Petite escapade en Sibérie - terre d'asile...   Lun 10 Mar - 2:19

Qu’elle soit forte, fière, n’aimant pas la compassion et la pitié en faisait un être fort similaire à Camus en apparence. Des grands traits de caractère qui unissait ces deux chevaliers plus qu’ils n’auraient pu le croire, comme si la présence d’Isaak avait réellement servi de charnière pour qu’un savoir et une philosophie de chevalerie soit transmise à travers des générations et, ce, que l’on soit chevaliers d’Athéna, Marinas de Poséidon ou Spectre d’Hadès. Cela aurait pu se symboliser par les liens du sang qui unissait une famille. Quelque soit la direction de chacun de ses membres, les lois de la génétique et du caractère faisait qu’un certain savoir et une tradition était toujours présente au creux de notre âme, de notre attitude. Voilà ce qu’on appelait le bagage historique, tout simplement. Un bagage présent, de manière innée, même dans la tête d’une amnésique. Voilà pourquoi, avec un peu plus de temps, notre suplis du Verseau aurait pu mieux connaître le passé d’Iryké qu’elle-même.

La mort… Comment ce phénomène pouvait-il passer aussi calmement, aussi sobrement dans la bouche d’un chevalier des glaces ? Il est vrai qu’à l’instar de Hyoga, Camus ou Isaak n’était pas de la souche de ceux qui fondait en larmes une fois qu’ils perdaient un être cher. Camus avait perdu son maître en se devant de l’affronter pour terminer son apprentissage. Un moment douloureux dans le cœur de notre jeune ami qui n’avait pu s’empêcher de fondre en larmes…Il avait infligé une attaque fulgurante et mortel à son maître qui s’était alors effondrée sur la neige, laissant son sang se répandre sur le sol glacée. Notre ami, apprenti à l’époque, était alors venu serrer celle à qui il devait tout au creux de ses bras en s’excusant un millier de fois. Cette dernière lui fit alors ses adieux en proclamant que c’est justement la force de Camus de ne dévoiler aucun de ses sentiments qui ferait de lui l’un des plus grands souverains des glaces. Elle savait ce qu’il ressentait pour elle et, malgré cela, il avait réussi à la vaincre sans aucune compassion…

Ainsi, les dignes maîtres des glaces souffraient silencieusement, discrètement, laissant pleurer leur cœur endolori sous l’aspect d’un visage que rien ne peut atteindre. Les larmes de sang de la tristesse étaient destinées à reposer au creux de la glace pour l’éternité…

Iryké reprit alors la parole face à son maître par allégeance. Elle s’exprima avec une grande sérénité et un calme sans faille. En répondant de la sorte, elle témoignait inconsciemment un respect supplémentaire à Camus, qui dépassait de bien loin les mots qu’elle choisissait avec soin pour ne pas parler de manière profane ou vulgaire face à ce personnage énigmatique qu’était l’ancien chevalier d’or du Verseau. Bien qu’il ne connaissait rien de son amnésie, Camus, s’il aurait été au courant de l’état psychique dans lequel se trouvait Iryké, aurait pu lui dire le type d’enseignement ou d’éducation qu’elle avait alors reçue lorsqu’elle n’était pas encore Marinas. Une formation noble selon laquelle elle savait comment s’exprimer et ce selon la situation qu’elle vivait. Sans doute devait-elle avoir plusieurs visages mais, cela, il lui faudrait l’apprendre avec le temps. Que ce soit par respect ou non pour la mémoire de son ancien élève, Camus n’allait pas être le premier surplis des Enfers à s’introduire dans le psyché de la guerrière au service de Poséidon…




« Par tes propos, je reconnais la foi et la chaleur qui baignaient le cœur d’Isaak dans une parfaite harmonie. Ton allégeance envers ton Dieu est noble et la sagesse dont tu fais preuve est une grande qualité pour une jeune Marinas de ta condition. Néanmoins, je ne suis pas présent pour te féliciter et t’encourager sur cette voie. Nous avons chacun notre chemin et, même si le tiens peut te paraître obscur, le destin apportera la lumière dans cette parcelle d’ombres qui se dresseront devant toi. Quand à ma condition, mon destin est tout comme le tiens tracé, bien qu’il dépend paradoxalement des décisions que je serai amené à prendre au quotidien. Et en ce qu’il en est de mon retour, mon âme n’est simplement pas encore autorisé à connaître le repos éternel auquel elle souhaite tant aspirer. Notre retour proclame le son d’une nouvelle guerre sanglante que connaîtra la Terre des Hommes et seul notre volonté et notre force à chacun déterminera alors le sort de ce monde. Mais comme l’on montré les anciens chevaliers de bronze, même le destin du monde, qui se trouve sous le joug d’une quelconque volonté divine, ne peut-être déterminé avec certitude. »

Le regard de Camus était semblable à celui de la jeune femme. Aussi dur, aussi froid, aussi vide et insensible. Alors que, l’un comme l’autre, ils savaient pertinemment ce qui se trouvait dans l’âme de leur interlocuteur. Des sentiments de chaleur, d’amour, d’espoir. Du courage et une volonté sans faille malgré tout ce qui venait les troubler comme le doute, l’incertitude, le chagrin d’évènements tragiques qui avaient marqués leur existence. Une ligne de conduite, une obéissance à une philosophie de vie qui se voulait réellement inébranlable.
Alors que le destin s’était montré surprenant avec Iryké, il l’avait été tout autant avec Camus. Un jeune garçon venant de France qui se retrouva à son plus jeune âge sur les plaînes glacées de Sibérie. A partir de cet instant, il avait brillament relevé tous les défis d’un entraînement intense qui l’avait conduit à devenir une emblème même de la chevalerie sacrée d’Athéna. Il représentait la suprématie dans le monde de tous les guerriers sacrés en ce qui concernait la maîtrise de la glace. Tout comme ses frères chevaliers d’or, il était reconnu comme un être respectable et assez puissant pour réduire à néant d’importantes forces maléfiques qui ne pouvait rien contre son savoir unique et céleste. Un chevalier à la droiture inébranlable pour qui le seul symbole de la Justice était le visage d’Athéna. Et pourtant, cela ne l’avait pas permis de résister à la tromperie de Saga. Il s’était quelque peu fait manipuler par le Grand Pope bien qu’il avait gardé sa propre capacité de raisonnement. Sa foi était plus forte que la volonté d’Arlès mais, grâce à son intellect, il su comment adopter l’attitude adéquate pour rester fidèle à la véritable Justice. Pourtant, suite à ces évènements, il du affronter son ancien et plus fidèle élève, Hyoga. Son ami, son frère, son fils… Il l’avait tué avant de le rejoindre dans la mort et ainsi profiter d’un repos mérité. Néanmoins, son âme se réveilla à deux reprises pour aider son disciple. D’abord à Asgard, lors de l’affrontement du guerrier Hagen qui avait également aveuglé par une fausse justice. Ensuite, Isaak, qui avait fourvoyé ses principes en se rangeant aux côtés de Poséidon et que Camus aida à vaincre…

Oui, inutile de continuer plus loin. Voila l’élément important de cette analyse. Camus avait tué Isaak. Dans les faits, non, mais c’est son cosmos qui s’était mêlé à celui de Hyoga pour ouvrir les yeux de son ancien apprenti et le libérer d’une vie qui était la sienne sans l’être.

C’est alors que la voix d’Iryké résonna à nouveau pour venir sortir le maître des glaces de ses pensées. Un maître des glaces qui n’avait pas bougé d’un poil. Soin visage était toujours semblable, ses yeux fixés dans ceux de la Marinas, un peu comme s’ils s’échangeaient leur souffrance, leur passé et leurs connaissances sans dire aucun mot. Une communion était présente, oui. Une étrange et puissante union qui ne pouvait s’expliquer avec des mots.

Voilà qu’elle renchérit alors davantage sur des paroles qui traduisaient sans mal toute l’affection qu’elle portait à son défunt général. Néanmoins, si seulement elle avait pu lire en lui… Si seulement elle pouvait se rendre compte de l’impact de ses propos sur le cœur de notre Camus. D’accord, une fois de plus, ce dernier ne bougeait pas, ne sourcillait pas. A nouveau son âme ne laissa transpirer que le vide et la dureté dont la glace pouvait si bien faire preuve. Une glace qui continuait de dissimuler la chaleur qui vient étreindre de plus en plus le cœur de notre surplis. Ce dernier, face à ce ressentiment, avait simplement fermer les yeux sans rien laisser paraître, ne se sentant pas le cœur à parler ou à déclarer quoique se soit à Iryké. De telles paroles n’avaient nullement besoin d’une réponse, pas ici, pas maintenant… A moins que… Oui, il y avait une chose que Camus aurait pu déclarer à cet instant précis…

Le vent se leva, telle une tempête de neige qui s’annonçait bientôt présente. Le vent fouetta la chevelure du guerrier abyssal qui restait toujours aussi droit qu’un piquet. Les fins cristaux de glaces qui venaient décorer le sol de ces régions venaient s’étouffer et fondre sous la noirceur de son armure.

La glace se révoltait pour ne pas avouer un chagrin trop lourd à porter. Un chagrin qu’elle n’aurait jamais penser révéler. Une tristesse qui trouva une matérialisation totalement inattendue…

Seul, face à Iryké, les yeux fermés, les poings serrés, une larme se mit à glisser sur la joue du maître des glaces…

Une larme, une seule.

Il rouvrit ses yeux pour voir la lumière boréale venir baigner le corps de l’élue de Poséidon qui retrouva son armure aussi rapidement qu’elle avait du la quitter. Elle était ainsi donc prête à reprendre son rôle de Marinas et à servir son Dieu. Aussi simplement qu’ils s’étaient rencontrés, allaient-ils ainsi se séparer.


« Puisque tu penses avoir trouver la chose que tu cherchais le plus en ces lieux, je me permettrais de t’apprendre que ce n’est nul ton armure que le destin voulait te faire découvrir mais bel et bien ce que tu mérites depuis ton retour parmi les forces du seigneur des sept Océans. Le temps est venu d’apprendre pour toi la vérité sur ton maître… Tu as su comment il a vécu mais permet moi de t’apporter le savoir sur la manière dont il est mort. »

Le visage de Camus se baissa légèrement sur la droite alors qu’il referma les yeux.



« La Glace est douce, pure et délicate. Pourtant, elle peut se montrer si dangereuse et sournoise lorsqu’elle se doit d’intervenir de manière radicale. Ainsi donc, si son engeance entraîne un comportement indigne de son utilisateur, il est du devoir de cette Glace de revenir faire preuve d’une suprématie indiscutable et de corriger les erreurs qui ont été commises. »

Son regard se rouvrit en direction de la neige. Ses sourcils étaient froncés et une colère attristante s’échappait du corps du spectre. Des nouvelles larmes apparurent doucement au bas de ses yeux avant de venir disparaître à nouveau sur ses joues.



« Voilà pourquoi, moi, le maître des glaces, avec l’aide de mon apprenti, Hyoga, nous avons apportés à Isaak le repos éternel qu’il méritait suite à l’erreur qu’il avait commise en adoptant une nature qui n’était pas foncièrement la sienne. »

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MessageSujet: Re: Petite escapade en Sibérie - terre d'asile...   Mer 12 Mar - 4:07

Iryké n'était ni Camus, ni Isaak et ni Hyoga. Elle était elle même. Elle avait périt sous les jougs de l'ennemi se sacrifiant pour laisser un passage à son frère d'arme. Elle s'était sacrifiée encore une fois pour montrer qu'elle aimait profondément son Seigneur et maître. Elle était morte avec fierté montrant, prouvant à Isaak qu'elle n'était pas une écervelée qui en faisait qu'à sa tête mais qui savait juger et défaire au mieux son "Plaider Coupable". Oui elle avait aimé un traître au sein des rangs de Poséidon et aussi de l'avoir épouser secrètement. Elle avait apprécié et aimé par la suite Isaak. Iryké était complexe comme femme mais tellement humaine. L'humanité... Pourquoi l'était elle? C'est ainsi, ça coulait de source. Chaque parole qu'elle disait venait vraiment de son coeur. La plus impulsif dans la légion d'Isaak, une qualité qu'il aimait mais qu'il fallait canaliser. Même si elle parlait, à quoi cela servait? Camus lui faisait dans un sens la morale. Elle n'était pas un chevalier d'Athéna mais bien une pure marinas.


" Par tes propos, je reconnais la foi et la chaleur qui baignaient le cœur d’Isaak dans une parfaite harmonie. Ton allégeance envers ton Dieu est noble et la sagesse dont tu fais preuve est une grande qualité pour une jeune Marinas de ta condition."

Une jeune marinas... Elle avait le corps d'une jeune fille de 19 ans mais il lui fallait rajouter 5 ans de plus à ce moment précis. Et quelque chose lui disait tout au fond d'elle, qu'elle en avait bavé bien avant d'être marinas.


"Néanmoins, je ne suis pas présent pour te féliciter et t’encourager sur cette voie. Nous avons chacun notre chemin et, même si le tiens peut te paraître obscur, le destin apportera la lumière dans cette parcelle d’ombres qui se dresseront devant toi."

Que pouvait elle dire? Sur le coup renfrogner mais sagement réfléchis, le chemin de l'obscur n'était autre que sa propre condition. Qui était elle? D'où venait elle? Qui était ses parents?



"Quand à ma condition, mon destin est tout comme le tiens tracé, bien qu’il dépend paradoxalement des décisions que je serai amené à prendre au quotidien. Et en ce qu’il en est de mon retour, mon âme n’est simplement pas encore autorisé à connaître le repos éternel auquel elle souhaite tant aspirer. Notre retour proclame le son d’une nouvelle guerre sanglante que connaîtra la Terre des Hommes et seul notre volonté et notre force à chacun déterminera alors le sort de ce monde. Mais comme l’on montré les anciens chevaliers de bronze, même le destin du monde, qui se trouve sous le joug d’une quelconque volonté divine, ne peut-être déterminé avec certitude. "

Camus était vraiment comme elle. Il aspirait à un repos éternel sans que personne ne puisse le déranger dans son sommeil. Mais le prix de la chevalerie et de tout guerrier avait un prix plus ou moins : l' immortalité ou la résurrection.

"Notre retour proclame le son d’une nouvelle guerre sanglante que connaîtra la Terre des Hommes et seul notre volonté et notre force à chacun déterminera alors le sort de ce monde. Mais comme l’on montré les anciens chevaliers de bronze, même le destin du monde, qui se trouve sous le joug d’une quelconque volonté divine, ne peut-être déterminé avec certitude."

Un ennemi puissant, bien au delà d'Hdès, voila qu'Iryké se mit à réfléchir. il fallait qu'elle rends comptes à moins que d'autre ordre se fit entendre.
Pourquoi d'un côté, Iryké se sentit en danger et pourquoi avait t'elle besoin de se protéger. Elle ne devait rien ressentir et pourtant Iryké avait les même opinions que son maître. Bien au contraire de Camus, Iryké avait réussi et échoué au fur et à mesure de son entraînement mais sa récompense ce fut d'être commandant. Les lois de la guerre était ainsi faite. Elle était un servant de son général et de son empereur. Bête et disciplinée, c'était aussi un trait de sa personnalité. Agir pour son dieu et ne pas faiblir dans l'adversité.

Ondine lui avait tout raconté par rapport à l'arrivée d'Isaak, comment il avait sauvé des eaux troublées son compagnon. Se sacrifice avait fait perdre son oeil.
Isaak avait recueillit Iryké et montré sa véritable personnalité.
Il lui avait sauvé la vie deux fois alors si elle le chérissait encore, si sa mémoire était d'une loyauté sans faille, la vie continuait maintenant et elle devait continuait seule. Un autre général du Kraken arrivera et elle le servira comme elle avait servit Isaak.

Iryké était face à Camus maintenant et ce qu'elle ressentit n'avait rien de comparable avant. Son instinct ne l'a trompée pas comme d'habitude, il était à part de certains guerriers qu'elle avait rencontré auparavant.

Le blizzard sonné le glas, Iryké ne fléchissait pas, son armure l'ayant recouvert à présent. Solide comme un roc elle eut la surprise de voir une larme. Une seule larme se poser sur la joue de son maître. A ce moment elle aurait voulu s'avancer mais elle ne le fit pas. pourquoi? Elle n'en savait rien ou peut être qu'inconsciemment elle le savait mais Iryké ne voulait pas se l'avouer à elle même. Camus reprit la parole alors qu'elle s'apprêtait à partir. Pas par le fait de se sentir troublée car en fait elle était chez elle et elle était bien avec Camus.


« Puisque tu penses avoir trouver la chose que tu cherchais le plus en ces lieux, je me permettrais de t’apprendre que ce n’est nul ton armure que le destin voulait te faire découvrir mais bel et bien ce que tu mérites depuis ton retour parmi les forces du seigneur des sept Océans. Le temps est venu d’apprendre pour toi la vérité sur ton maître… Tu as su comment il a vécu mais permet moi de t’apporter le savoir sur la manière dont il est mort. »

Iryké ouvrit les yeux en grands à ce moment, serrant ses poings. Il ferma alors de nouveaux ses yeux, baissant alors son visage.


« La Glace est douce, pure et délicate. Pourtant, elle peut se montrer si dangereuse et sournoise lorsqu’elle se doit d’intervenir de manière radicale. Ainsi donc, si son engeance entraîne un comportement indigne de son utilisateur, il est du devoir de cette Glace de revenir faire preuve d’une suprématie indiscutable et de corriger les erreurs qui ont été commises. »

Elle ne le croyait pas, ce n'était pas possible, sur un fond de poète cosmique, Iryké comprenait parfaitement. Son visage se fit dure, ses yeux bleu gris montrait bel et bien ce qu'elle ressentait. Et la confirmation tomba comme une guillotine.

« Voilà pourquoi, moi, le maître des glaces, avec l’aide de mon apprenti, Hyoga, nous avons apportés à Isaak le repos éternel qu’il méritait suite à l’erreur qu’il avait commise en adoptant une nature qui n’était pas foncièrement la sienne. »

Non, Iryké ne pleurait pas, elle en avait envie pourtant mais elle ne lui ferait pas ce plaisir. Sa colère par contre grandissait tout comme son cosmos augmentait. Les larmes de Camus ne l'attendrissait pas. Voilà le sort que méritait Isaak. Ce faire tuer par son ancien compagnon alors qu'il lui avait sauver la vie. C'était ça sa récompense! Elle avança alors vers Camus ou le cliquetis de son écaille résonnait sur la glace. Le blizzard ne l'empêchait pas d'avancer. Tout en marchant l'une de ses protections de sa main gauche disparut. Elle était là maintenant face à face. Son regard était encore plus dure, aussi froid que les glaciers qui se fondaient dans le décors. Sans qu'il s'en rend compte, Iryké leva la main et le gifla sans vergogne. Une seule gifle pour montrer sa colère, cette haine qui remontait à la surface comme il y a cinq ans devant son assassin. Il n'était pas bon de la mettre en colère car physiquement elle changeait. Ses cheveux devinrent plus pales, ses yeux tirant vers l'orange et son écaille devint aussi noir qu'un corbeau.



-ASSASSIN! Vous n'êtes qu'un assassin! Dites moi, ça vous a plus de le tuer!

Ses mots étaient cassant, il fallait que sa sorte. Isaak était bon, Isaak était autoritaire, Isaak était dure. L'aurore boréale, son attaque fétiche, elle y avait goûté plus d'une fois et même s'il était dure avec elle, c'était aussi pour la faire grandir. Et si l'être humain n'était pas corrompu. S'ils ne se faisaient pas la guerre, jamais Isaak n'aurait eu de tel propos. La faute à qui s'il a changé radicalement. Pas à Poséidon, ils l'ont laissé pour mort alors qu'il était sous leurs pieds.


- Croyez que je ne m'excuserai pas car vous l'avez alors tué deux fois. La première fois quand il a sauvé votre héritier. Et ensuite...

C'était trop pour elle, ses émotions la submergeaient. Elle avait envie de crier, d'hurler, d'évacuer cette souffrance qui lui arrache les tripes. Elle avait envie de bondir et lui donner des coups dans sa poitrine car c'était tout ce qu'il méritait. Le tuer, elle en serait capable mais c'était son maître et malgré son aveu elle avait encore du respect pour lui. Dans sa colère, il y avait toujours de la fierté d'être un guerrier du froid. Elle avait oublié à quel point "aimer" faisait mal. Elle avait aussi occulté la présence d'un autre guerrier qui venait d'arriver dans l'empire...
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MessageSujet: Re: Petite escapade en Sibérie - terre d'asile...   Lun 17 Mar - 2:43

Alors que les joues de Camus s’étaient doucement trempées suite à la douce douleur de cet aveux, Iryké, elle, semblait beaucoup trop en colère pour ressentir ne fut ce que la moindre douleur, la moindre tristesse. Pouvait-on lui en vouloir ? Non, pas vraiment. Bien qu’il ne le savait guère, Camus aurait certainement compris toute la grandeur de la souffrance de cette jeune marina si il avait eu connaissance de la grandeur des sentiments qu’elle portait au creux de son cœur pour son défunt général. Il faut dire qu’Isaak avait toujours eu ce côté sur de lui, optimiste qui le rendait si séduisant, sans compter une certaine sociabilité qui en faisait de lui un être touchant et agréable à vivre. On avait envie de le connaître, de savoir qui il était, de s’en faire un ami. Son maître avait toujours pensé que s’il avait été apprenti en même temps que lui, ils auraient été tous deux comme des frères. Mais soit, le destin en avait voulu autrement et, désormais, une nouvelle culpabilité allait séjournée à jamais dans l’âme de notre seigneur des glaces, comme celle qui avait naquit en lui lorsqu’il avait ôté la vie de Hyoga…

La colère semblait avoir transformé la jeune et inoffensive Iryké qui apparut de manière dés plus sombre à notre surplis. Son armure devint noir, son visage s’assombrit et ses yeux adoptèrent une couleur écarlate dés plus menaçantes. Une transformation qui se réalisa au moment même où les larmes de notre ami s’asséchèrent, son cœur ayant déjà beaucoup trop pleuré comparer à la normal. Lui qui ne pleurait jamais, elle pouvait même avoir eu un profond honneur de voir le maître de l’eau et de la glace dans cet état car, mis à part le nouveau verseau doré, personne n’avait pu connaître ce genre de vision aussi touchante que troublante.

Les premières paroles qu’elle émit à l’attention de Camus résonnèrent violemment dans sa tête. Assassin… Assassin… ASSASSIN !!! Un qualificatif propre au meutrier… A ces êtres déloyaux qui venaient prendre votre vie de manière lâche et violente… Et si, en définitif, il n’avait jamais été que ça durant toute sa vie… ? Tuer pour Athéna… Tuer pour la Justice… Il n’en n’avait jamais douté jusqu’à maintenant mais, à cet instant précis, des souvenirs troublant et douloureux regagnèrent sa mémoire…


* Ais je vraiment tuer pour cette cause si noble que j’ai juré de défendre durant toute ma vie ?*

--- Flash Back ---

« Si tu veux cette armure tu devras me vaincre Camus, qu’elle que soit le résultat de ce combat. »

Avait déclaré son maître alors qu’ils étaient l’un en face de l’autre sous ce soleil qui venait faire étinceler majestueusement les contrées sibériennes.

L’apprenti des glaces se trouvait accroupi, une genoux à terre. Sa main gauche se portait sur son flanc droit et son visage était tourné vers cette femme à qui il devait tout ce qu’il savait. Son regard était plissé, son visage traduisait aussi bien le doute que la souffrance. Comment pourrait-il prendre la vie de cette personne qu’il chérissait plus que tout et, surtout, comment arriverait-il à dépasser une telle puissance ? Avec de la haine ou de l’indifférence ? Peut-être, oui. Sans doute même. Comme le lui avait toujours enseigné son maître, le doute n’était pas permis et les sentiments encore moins. Il n’était qu’un frein à l’éveil de notre cosmos et de notre réelle puissance.


« Donc n’essaye pas de me frapper mais frappe moi simplement, tu m’as compris ? »

A cet instant, Camus se releva courageusement, à la fois fort et affaiblit. Il faisait preuve de grandeur et d’assurance. Les paroles de son maître et tout l’enseignement qu’il avait reçu durant ses dernières années lui permirent de trouver la force d’agir, de surmonter ses craintes et ses affections pour réussir cette ultime épreuve.

L’un comme l’autre, ils décidèrent de venir confronter leur cosmo-énergie dans la plus puissante attaque des glaces que Camus avait appris… Le tonnerre de l’Aube. C’est ainsi qu’un puissant équilibre se créa entre les deux personnages en présence. Une rencontre de cosmos qui gelait tout sur son passage.


« Navré maître mais, ce n’est plus à vous de porter l’armure du Verseau… »

Déclara-t-il froidement en fermant les yeux, son énergie grandissant si fortement qu’elle en vint à dépasser celle de son maître.

« Ca… Camus ? »

La jeune femme n’en revenait pas des progrès que venait de réaliser son apprenti sur si peu de temps et, surtout, était tout aussi perturbée que fière de voir que le futur chevalier du Verseau avait compris ce qu’elle avait voulu lui transmettre comme message ultime. Ne pas avoir de cœur et devenir un chevalier qui ne redoutait aucun jugement tant qu’il agissait dans la noble lignée de la cause pour laquelle il s’était à jamais voué.

Elle fut propulsée par cet équilibre instable qui joua en sa défaveur. Les rôles étaient inversés et, maintenant, c’était elle qui se retrouvait à moitié allongée à terre, totalement prise de court et pour le moins affaiblie.


« Pour vous honorer et vous remercier à jamais, laissez moi vous offrir la plus puissante technique que j’ai tenté d’acquérir depuis tant d’années maître… »

Ses bras formèrent alors une forme de jarre.

« Que les rayons sacrés de l’Aurore viennent vous offrir le repos paisible que vous méritez à jamais. »

Rajouta-t-il au moment même où la constellation du Verseau se dessina derrière lui. L’illusion d’une jeune femme apparut derrière lui, tenant une amphore sur son épaule. Une amphore dans laquelle se dessina une boule jaunâtre qui commença à se disloquer sous la forme d’un liquide aqueux prêt à s’élancer vers son maître.

« Puissiez vous jamais me pardonner… »

Il ferma les yeux, les rayons cosmiques de son attaque venant alors s’abattre violemment sur la jeune femme qui fut transportée dans une mort aussi soudaine que terrifiante…

--- Fin Flash Back ---

* Oui, j’ai ôté la vie de mon maître pour posséder mon armure et ainsi accomplir mon destin. Mais cela était-il juste ? Devais je vraiment en arriver là pour la vaincre ?*

Les poings de Camus se resserèrent alors doucement tandis qu’un autre souvenir vint gagner son esprit. Le souvenir d’un autre être cher face à qui il avait jugé bon de venir enlever la fleur de vie qui brulait son âme.

--- Flash Back ---

Camus se tenait avec une grande prestance face à son apprenti, Hyoga. Ce dernier était à genoux, sur le sol de la maison de la balance. Le chevalier d’or venait de faire disparaître le bateau où se trouvait le corps de sa mère dans les méandres de l’oubli. Doubler de cela, il avait réussi à repousser sans mal la plus puissante attaque du chevalier du Cygne.

* Je vois que tu ne veux pas entendre raison. Ta décision est prise… Le souvenir de ta mère t’empêchera toujours d’éveiller cette puissance qui dors en toi…*

Il fixait le jeune chevalier essayer de se relever péniblement. Mais il n’y arrivait pas, il était trop faible et la flamme du combat s’était éteinte en lui. Son cœur étant trop lourd d’émotion, le Verseau se décida alors d’agir pour apporter lui-même une mort digne de ce nom à son ancien apprenti.

Ses bras prirent la forme d’une jarre une nouvelle fois.


« Que l’Exécution de l’Aurore ait raison de ton âme. »

Une nouvelle fois, l’illusion de sa constellation se traça derrière lui. Une amphore déversa à nouveau son liquide purificateur qui s’abattit non plus sur son maître mais bien sur son élève. Voilà comment il en vint à venir ôter la vie de celui qui avait été comme un fils pour lui. Sans remords apparent alors que des larmes étaient venues rejoindre ce théâtre macabre. Cependant, le mal était fait…

--- Fin Flash Back ---

* J’aurais très bien pu lui faire prendre conscience de l’importance d’oublier son passé d’une autre manière mais non, je lui ai offert une mort, certes douce mais une mort quand même…*

L’aura, maintenant plus blanche mais sombre qu’était devenue la sienne depuis qu’il était surplis s’intensifisa. Une aura sombre, mortelle et venimeuse qui, inconsciemment, venait petit à petit consumée l’âme noble, droite et généreuse de l’ancien chevalier d’or.

La colère l’enveloppa. La haine le gagnait. Ce geste malencontreux et compréhensible qu’avait eu la jeune Iryké faisait bouillonner le sang qui se trouvait dans ses veines. L’espace d’une seconde, c’est comme s’il avait échangé sa place avec le chevalier des Gémeaux lorsque ce dernier était en proie à la force maléfique d’Arlès. A sa manière, c’était face au sombre monarque Hadès et sa nature aussi douce que maléfique que Camus essayait alors de résister. Mais le pouvait-il vraiment ? En avait-il la force ou le courage ? Et est-ce qu’il désirait réellement résister face à cette emprise, si emprise il y avait ?


« Silence ! »

Déclara-t-il fortement en venant retourner un violent coup de poing dans le visage de la Marina.

« Que crois tu savoir des meurtriers, des assassins que l’on peut être au nom d’une cause, d’une Justice ou d’une guerre aussi pathétique soit elle ? »

Sa position n’avait pas changé, contrairement à son regard. Ce dernier n’était même plus froid, il était haineux et empli d’une forme de rage qu’il ne maitrisait pas lui-même. Néanmoins, ce n’est pas pour autant qu’il en perdait de sa grandeur, de son charisme ou de sa prestance légendaire.

« Je suis un assassin, oui. Tout comme mes frères de guerre, tout comme toi, ton maître et les légions qui composent les rangs de chaque divinité, aussi pacifiste soit-elle. Je n’ai fais que mon devoir de chevalier, tout comme toi tu as ôté la vie d’innocent au nom de tes croyances. »

Ses bras de nouveau le long du corps, ses poings serrés avec vaillance…

« En aucun cas je ne me laisserais être jugé par un être aussi jeune et inexpérimenté que toi. Tu penses peut-être que tes sentiments t’apportent le savoir sur ce qu’il s’est passé ? Tu crois que ta haine t’aidera à te soulager ? Crois tu vraiment que t’évertuer à me coller une image d’assassin t’aidera à soulager la douleur de la disparition de ton général ? Si oui, tu es bien plus pathétique que tu ne le parais. »

Pour ne pas changer, son ton était sévère. En colère et troublé dans ses pensées, il arrivait cependant à converser une certaine forme de sagesse et de critique à l’égard de ce comportement tellement compréhensible chez un humain et tellement puéril chez un chevalier… Pourtant, cesdits sentiments marquaient fortement le regard et l'âme du chevalier dans lequel l'on pouvait lire une souffrance qui expliquait tant son chagrin, son coeur en larmes, son énervement ainsi que ce geste malencontreux qu'il avait eu à l'égard d'Iryké.

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Rachel
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MessageSujet: Re: Petite escapade en Sibérie - terre d'asile...   Mar 18 Mar - 1:48

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Iryké voyait le changement dans Camus. Il paraissait toujours aussi calme mais son aura blanche devint au fur et à mesure plus sombre, plus maléfique. Allait il enfin sortir ce qu’il avait sur le cœur ? Ou allait il résister à cette envie omniprésente en lui. A peine avait elle finit sa dernière phrase qu’un mot sortie de la bouche de son maître. Elle ne vit pas le coup arrivé qu’elle perdit l’équilibre et tomba à terre.

Spoiler:
 

La surprise fit de taille comme la seule et unique gifle qu’Ondine lui avait mise pendant son entraînement.


*****Début du Flash Back*****


Comme chaque matin de puis un an, Iryké partait au village qui se trouvait à 10 km en amont de son campement. Elle devait maîtriser la marche, la course, les glissements de ses pas sur les plaines gelées de Sibérie. Elle travaillait alors au village afin d’aider la petite communauté en échange elle avait de quoi vivre pour elle et son maître. Mais un jour, trois frères vinrent s’installer. Dès le dos tourné, les malfrats en profitaient pour semer la terreur. Mais un jour Iryké vint à voir un geste malencontreux et en parla à son maître. Du soir même toute les deux allaient dans le village afin de voir ce qu’il se tramait. Mais au détour d’une fenêtre Iryké vit la maltraitance du chef de village et bondit sans l’autorisation de son maître. Ondine la suivit et à peine cinq minutes plus tard, les trois hommes blessés partaient du village en menaçant de revenir.

C’est alors qu’Iryké se tourna vers son maître. Son visage était froid comme de la glace, aucune expression ne se filtrait et une gifle vola sur la joue d’Iryké qui tomba à la renverse.
Elle regarda alors son maître en pleure.


- Mais pourquoi maître avez-vous fait cela ?

- Iryké, tu es trop impulsive. Il faut canaliser cette énergie. Tu ne peux pas foncer comme ça tête baissée. Armée ou pas armée, il y aurait eu certainement des blessés. Je ne veux plus que tu agisses ainsi !

- Oui maître, j’essaierai de ne plus vous décevoir.

Ondine avait eu des mots froids, c’était la première fois qu’Iryké entendait son maître lui parler ainsi. Elle ne refit plus cette erreur à part pour la sauver des ours polaire alors que le pied de son maître était coincé dans une fissure.


*****Fin du Flash back*****


« Que crois tu savoir des meurtriers, des assassins que l’on peut être au nom d’une cause, d’une Justice ou d’une guerre aussi pathétique soit elle ? »


Dit il avec force. Son regard avait changé, il n’était plus pareil. Elle avait touché la corde sensible. Il ne perdait rien en charisme, en beauté. Mais son regard en disait long. Combien de temps ne s’était il pas mis en colère ? Combien de temps avait il gardé tout ce qu’il cachait au plus profond de lui ? Elle n’en savait rien du tout.


« Je suis un assassin, oui. Tout comme mes frères de guerre, tout comme toi, ton maître et les légions qui composent les rangs de chaque divinité, aussi pacifiste soit-elle. Je n’ai fais que mon devoir de chevalier, tout comme toi tu as ôté la vie d’innocent au nom de tes croyances. »


« Tout comme toi » « Tout comme toi tu as ôté la vie d’innocent au nom de tes croyances »
Non Iryké n’était pas encore un assassin. Elle avait quitté ce monde bien avant de pouvoir le faire mais avait bien amoché son adversaire qui valait bien deux commandants. Tué, elle n’aimait pas ça. Ce n’était pas sa nature et pourtant il fallait prendre les armes pour pouvoir protéger sa patrie. Protéger ses frères et son dieu. Elle ne s’était pas risqué à se sacrifiait au prix de multiples blessures. La dernière attaque cosmique était l’ultime. Elle se rappelait encore de ses dernières paroles.


*Maman, je viens enfin te rejoindre. Kira mon amour, je meurs libre de ton emprise. Je n’ai pas pu te combattre comme tu me l’avais promis car tu es parti il y a quelques heures.
Isaak, mon cher général, j’ai été fière de vous servir aussi fidèlement, Maura, j’arrive en fin au ……… *


Iryké se sentit mal. Une douleur affreuse bondissait dans son crâne. Une douleur tellement vive qu’elle mit ses mains sur sa tête. Tout en elle changeait, elle redevint le simple commandant de l’arctique, petite blondinette aux yeux bleus, même son écaille redevint normale. Sans quel s’en rend compte elle pleurait. Combien de temps ne l’avait elle pas fait. Tous ses souvenirs qui revenaient en surface étaient tellement durs à ce moment là.
Elle releva alors sa tête et regardait dans les yeux son maître. Un regard perçant qui voulait presque lire l’âme de celui-ci. Camus se tenait droit, les poings bien serrés.


« En aucun cas je ne me laisserais être jugé par un être aussi jeune et inexpérimenté que toi. Tu penses peut-être que tes sentiments t’apportent le savoir sur ce qu’il s’est passé ? Tu crois que ta haine t’aidera à te soulager ? Crois tu vraiment que t’évertuer à me coller une image d’assassin t’aidera à soulager la douleur de la disparition de ton général ? Si oui, tu es bien plus pathétique que tu ne le parais. »


- Mon corps n’a pas l’âge que j’ai réellement. Si je vous ai jugé c’est que vous avait été le juge et le bourreau d’Isaak. Paix à son âme, au moins il n’aura pas vu ce que vous êtes devenu.
Inexpérimentée certes, mais je n’ai pas peur de me battre quand il le faut et j’ai encore moins peur de la mort.


Le regard d’Iryké était un livre à cœur ouverte. Ses sentiments, son instinct l’ont toujours aidé. Chacun ses tactiques de combat. Certes elle ne parlait jamais pendant un entraînement ou bien son combat. A quoi cela servait il mais une chose est sur s’il fallait en découdre tout de suite, elle franchirait le pas.
Ayant du mal à se relever, elle appela tout en intensifiant son cosmos Caladbolg dans un murmure. Mettant un genoux à terre, elle prit alors appuie de ses deux mains sur quelque chose qu’elle avait entre les mains. Quelque chose d’invisible aux yeux de Camus car il n’y avait qu’une seule arme comme celle-ci en Atlantide et Iryké en était la détentrice.




Elle se releva alors sans un mot. S’il fallait passer par là pour prouver Ok. Que Poséidon et Isaak lui viennent en aide. Elle allait encore tenir tête pour ne pas changer, même si elle avait un côté humain, elle pouvait être aussi un guerrier. Elle se mit alors en position prête à recevoir sa première attaque.


Arrow Camus Vs Iryké
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